Les maladies des rosiers
Identification et traitements
Sommaire
Les maladies des rosiers sont fréquentes au jardin. Les plus courantes sont le blanc du rosier (oïdium), les taches noires (marsonia), la rouille ou encore la pourriture grise (botrytis) mais ils se gèrent facilement lorsque les symptômes sont repérés à temps.
Le bon diagnostic est la première étape pour agir rapidement et choisir le traitement approprié si celui-ci s’avère nécessaire.
→ Écoutez également notre podcast sur le sujet :
Le blanc du rosier ou oïdium
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Description
Le blanc du rosier, aussi appelé oïdium est une maladie fréquente causée par des champignons appartenant à différents genres. Dans le cas des rosiers, l’oïdium est causé par Podophaera pannosa. Elle peut apparaître dès le milieu du printemps. L’oïdium est favorisé, en général, par la chaleur, une situation abritée et une humidité modérée. Il est moins virulent lors des épisodes pluvieux. La sécheresse, surtout après une période de forte humidité, semble être un facteur favorisant.
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Symptômes
Un feutrage blanc grisâtre, d’aspect farineux, tapisse les feuilles, les nouvelles pousses et les boutons floraux. En cas de forte attaque, les tiges tendres et les bourgeons se déforment. Les rosiers peuvent être affaiblis et leur floraison diminuée.
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Prévention
– La meilleure des préventions est de choisir des variétés peu sensibles lorsque c’est possible.
– Évitez l’excès d’engrais azoté, qui rend les plantes plus sensibles à la maladie.
– Des amendements suffisants, des arrosages copieux et réguliers sont de bons moyens de s’en prémunir également.
– On peut détecter rapidement une attaque à la légère crispation des feuilles qui précède l’apparition du feutrage blanchâtre caractéristique.
– Rabattez au sécateur les tiges contaminées au printemps et en été.
– Ramassez les feuilles mortes au râteau et brûlez-les.
– Pulvérisez un produit éliciteur (phytostimulant) afin d’enclencher une réaction de défense des plantes en l’absence d’agression véritable. Cela équivaut à une vaccination naturelle.
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Méthodes de lutte
– Pulvérisez un fongicide à base de soufre.
Lire aussi
Se débarrasser de la maladie de la rouilleLa maladie des taches noires ou marsonia
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Description
La maladie des taches noires ou marsonia est une maladie causée par divers champignons. Ici, il s’agit du Marssonina rosae. Chaleur et humidité sont très favorables à son développement.
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Symptômes
Des taches noires plutôt rondes aux contours filandreux, souvent bordées d’une auréole jaune, se développent tout d’abord sur les feuilles basses. Les folioles atteintes jaunissent rapidement et chutent prématurément. Elles se décrochent au moindre contact. Lors d’une forte attaque, les rosiers peuvent se retrouver totalement défeuillés au milieu de l’été. La chute prématurée bloque la végétation, et lorsque le rosier redémarre, il consacre toute son énergie à former un nouveau feuillage, au détriment des bourgeons floraux.
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Prévention
– Choisissez des variétés peu ou pas sensibles à la maladie.
– Espacez les rosiers suffisamment.
– Évitez les apports excessifs d’engrais riches en azote.
– Arrosez de préférence le matin, sans mouiller le feuillage.
– En cas de fortes attaques régulières, pulvérisez préventivement, au printemps, un produit à base de cuivre (12 g de bouillie bordelaise pour 10 m2).
– Vous pouvez aussi pulvériser régulièrement une décoction de prêle.
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Méthodes de lutte
– Seuls les traitements préventifs sont efficaces.
– Les germes pathogènes se conservent sur les feuilles tombées au sol donc ramassez les feuilles touchées et brûlez-les.
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La rouille


On distingue des pustules orange de rouille sur des feuilles de rosier touché par la maladie. (Photo : Blancard D. – INRA)
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Description
La rouille est une maladie causée par différents champignons microscopiques propres à chaque espèce végétale. Dans le cas du rosier, il s’agit de Phragmidium mucronatum. Cette maladie fongique affaiblie la plante. La rouille est favorisée par un temps chaud et humide, une ambiance confinée.
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Symptômes
La rouille forme de petits points jaune-orangé apparaissant sur la face supérieure des feuilles, des pustules en garnissent le revers. Les tissus se nécrosent et meurent. Les plantes attaquées sont généralement peu affectées, mais la chute prématurée des feuilles devient vite inesthétique.
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Prévention
– Choisissez des variétés résistantes quand elles existent.
– Évitez l’arrosage du feuillage.
– Ramassez et brûlez les feuilles atteintes.
– Pulvérisez préventivement un produit à base de cuivre comme la bouillie bordelaise.
– Il est possible que la maladie soit la conséquence d’une carence en potasse, c’est pourquoi il est nécessaire, après un traitement, de faire un apport d‘engrais potassique ou d’épandre de la cendre de bois au pied du rosier touché.
– Vous gagnerez aussi à améliorer la circulation de l’air autour du rosier.
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Méthodes de lutte
– Pulvérisez une décoction de prêle tous les quinze jours.
Lire aussi
Comment faire du purin d'ortie - TutorielLa pourriture grise ou botrytis
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Description
Le botrytis est une maladie causée par un champignon microscopique non spécifique (Botrytis cinerea) et pouvant toucher de nombreuses plantes. Ce champignon agit dans une ambiance chaude et saturée en humidité. Au jardin, on l’observe par temps humide sur les variétés à fleurs très doubles, sans que cela provoque de désagrément pour le rosier.
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Symptômes
Les pétales sont “piqués”, provoquant le flétrissement des fleurs épanouies, qui se dessèchent et se couvrent d’un feutrage grisâtre.
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Prévention
– Retirez les fleurs fanées.
– Évitez les fumures azotées excessives.
– Évitez d’arroser vos rosiers en fin de journée et cultivez vos rosiers au soleil.
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Méthodes de lutte
– Les roses touchées doivent être rapidement éliminées pour éviter la propagation du champignon.
– Tout autre moyen de lutte est rarement justifié.
Les éliciteurs ou phytostimulants
Certains extraits végétaux jouent un rôle d’éliciteur ou de phytostimulant. Ils contiennent souvent de l’acide salicylique (un éliciteur naturel) qui met la plante en état de veille, la préparant à réagir rapidement à la moindre agression. Ils sont donc à utiliser en prévention lors d’attaques importantes ou chroniques.
Ces éliciteurs sont entre autres :
- L’achillée (Achillea millefolium)
Réalisez une infusion de feuilles fraîches d’achillée. Pour cela, mettez 25g de feuilles dans 1 litre d’eau froide et faites chauffer le tout jusqu’à frémissement (80°C exactement). Puis laissez refroidir avant de filtrer. Pulvérisez diluée à 10%.
- Prêle (Equisetum spp.)
Mettez 200g de prêle sèche dans 10 litres d’eau de pluie. Diluez à 5% pour pulvériser.
- La reine des prés (Filipendula ulmaria)
Réalisez une infusion de fleurs sèches de reine des prés. Mettez 25g de fleurs séchées dans 1 litres d’eau froide. Procédez de même que pour l’achillée et pulvérisez votre infusion diluée à 20%.
- L’ortie (Urtica dioica)
Réalisez un extrait fermenté (purin) que vous pulvérisez dilué à 20% dès fin mars.
Nous vous conseillons de ne pas pulvérisez plus de deux fois par mois.
Autres cas
D’autres maladies peuvent affecter vos rosiers : maladies virales comme la mosaïque du rosier, le mildiou, la fumagine ou encore le pourridié (armillaire). Cependant, ces maladies sont peu courantes, pour ne pas dire rarissimes.
Enfin, il se peut que vous observiez un jaunissement des feuilles de votre rosier. Ceci n’est pas dû à une maladie, mais à une déficience en fer que l’on appelle la chlorose ferrique. Dans la majorité des cas, elle est due au blocage de l’assimilation du fer par les plantes du fait du pH du sol trop élevé ou d’un excès de calcaire, d’un sol compacté et/ ou gorgé d’eau… Pour tout savoir sur la chlorose ferrique, découvrez la fiche qui lui est dédiée.
Lire aussi notre article : Méligèthes des rosiers : comment protéger nos roses contre ces nuisibles ?
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